samedi 31 octobre 2009

Forum Madagascar: RETRAITE: LE NOUVEAU PAIEMENT DES PENSIONS DIVISES

RETRAITE: LE NOUVEAU PAIEMENT DES PENSIONS DIVISES




Le changement des lieux de paiement des pensions ne convient pas à nos aînés retraités. Beaucoup pestent contre le manque d'organisation. « Je pensais que le paiement des pensions auprès des OTIV arrangerait les choses. Au contraire, il nous pose problème », souligne Juliette Randrianarivelo, une quinquagénaire venue très tôt à Ambanidia pour toucher sa pension. Comme elle, ils étaient nombreux à attendre dehors, debout sous le soleil. « Vous n'avez même pas de quoi vous asseoir. En outre, le paiement traîne », déplore un autre homme qui a dû passer toute une demi-journée pour recevoir son dû. Certains responsables de l'OTIV affirment que cette situation ne se répétera plus. Le prochain paiement sera mieux coordonné et assuré. La décision de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) date du mois de septembre.

Cet établissement a signé un partenariat avec les institutions de microfinance OTIV pour assurer le paiement des pensions. Une décision qui améliorerait le mode de paiement.

Forum Madagascar:MEUBLE ET ENERGIE SOLAIRE

MEUBLE ET ENERGIE SOLAIRE



Le Salon de l'Habitat 2009 affiche une tendance vers les petits chantiers et l'ameublement. De bonnes affaires méritent le déplacement à Andranomena. L'exposition des véhicules chinois de Continental Auto à l'entrée extérieure du Salon de l'habitat, qui a ouvert ses portes hier à Andranomena, surprend un peu. Mais à l'intérieur, l'évènement mérite bien son nom avec des promotions qui réservent toujours une agréable surprise dans ce genre d'occasion.
Outre quelques spécialistes des grands lotissements, une grande partie des produits visibles dans la cinquantaine de stands est à la portée des petits budgets et des ménages. Il s'agit d'articles de décoration, d'ameublement et quelques accessoires utiles à la maison. Les panneaux solaires avec leurs prix de plus en plus accessibles attirent inévitablement l'attention des visiteurs, tout comme les produits de menuiserie aluminium dont les créateurs rivalisent d'ingéniosité. Le seul hic est l'écart de prix assez important d'un participant à l'autre. « La crise est là, mais il faut faire semblant de ne pas la voir pour pouvoir regarder résolument vers l'avenir, notamment dans le domaine économique. Ce genre d'évènement illustre justement cette volonté d'aller de l'avant », remarque un chef d'entreprise de construction qui participe au Salon. Il espère trouver un client privé durant ces quatre jours. « L'État et les projets qui étaient nos principaux clients, n'ont plus d'argent », admet-il.
Quoi qu'il en soit, l'ambiance conviviale rencontrée au parc Futura fait vite oublier la crise politique. L'inévitable Telma qui occupe toujours la meilleure place face à l'entrée de la salle d'exposition, apporte de la couleur à la manifestation. Les visiteurs sont ensuite inévitablement attirés vers la banque BFV Société générale qui compte bien faire connaître davantage au public son crédit immobilier baptisé « Soaonenana », en promotion durant ces quatre jours.
Et ce qui est toujours agréable quand on visite le Salon de l'habitat, c'est d'admirer les dernières modèles de meubles et d'articles de décoration, ne serait-ce que pour prendre quelques bonnes adresses en vue de chantiers ou de futures acquisitions.

Il y a ainsi les meubles de luxe chinois qui n'ont rien à voir avec ceux qui inondent le marché. Il y a aussi ceux en palissandre, toujours aussi imposants et élégants comme ce mini-bar qui fait partie de la tendance actuelle.

Forum Madagascar: TRAFIC DE BOIS DE ROSES




De janvier à avril, 571 conteneurs de bois de rose ont pu quitter le pays, plus ou moins illicitement. Des cargaisons qui ont rapporté la bagatelle de Ar 240 milliards à leurs propriétaires et autant de perte à l'État. Le Missouri Botanical Garden sort des chiffres accablants sur le trafic de bois précieux à Madagascar. Selon un rapport de ce centre américain de recherche botanique, au total 571 conteneurs ont été exportés illégalement de Madagascar vers la Chine, de janvier à avril de cette année. Un commerce juteux qui a engendré un profit net de 120 millions de dollars (240 milliards d'ariary ou 1 200 milliards Fmg) aux trafiquants, alors que la valeur déclarée à la douane malgache était de 41,6 millions de dollars (83,2 milliards d'ariary). De surcroît, seuls 5% de cette valeur devaient être versés aux caisses de l'État à titre de redevances. Le rapport des chercheurs américains est d'une précision déconcertante concernant le pillage des forêts du Nord malgache. Sur les 571 conteneurs, 271 ont été embarqués et exportés directement de Vohémar et les 300 restants sont partis de Toamasina.
Et pour la première fois, des noms de personnes impliquées ont été divulguées. Tel celui d'un grand opérateur de la filière vanille de la région Sava indiqué comme étant un des plus grands bénéficiaires de ce trafic. À lui tout seul, il a exporté 152 conteneurs, ce qui lui faisait 30 millions de dollars (30 milliards d'ariary) de bénéfice net alors qu'il n'a déclaré que 7,4 millions de dollars à la douane (7 milliards ariary).
«Je tiens à attirer l'attention sur le fait que ces exportations ont été faites vers la fin du précédent régime avant que celui de la transition n'y mette fin au mois d'avril. Notre rôle aujourd'hui consiste à assainir toute cette situation à travers la Task force», déclare Edelin Randriamiandrisoa, ministre de l'Environnement et des forêts.
Les 300 conteneurs exportés de Toamasina appartiennent à une seule personne, un opérateur bien connu dans le Grand port de l'Est et qui est également présent dans la filière litchi. Le trafic lui avait rapporté un bénéfice net de 60 millions de dollars (120 milliards d'ariary, soit 600 milliards Fmg). Trois réserves naturelles du Nord du pays ont été touchées par le pillage de bois précieux : Masoala, Marojejy et Makira. Toujours d'après les chercheurs du Missouri Botanical Garden, entre 23 325 et 46 650 pieds de bois de rose ont été coupés à Marojejy et dans la partie nord de Masoala, et près de 15 000 à Makira et dans la partie sud de Masoala. Et si l'on estime qu'il y a cinq pieds dans un hectare de forêt, les chercheurs avancent qu'au moins 15 000 hectares de forêts ont subi le pillage.
Ces chiffres sur les revenus du trafic ne concernent que les quatre premiers mois de l'année, alors que la crise politique malgache était à son moment le plus fort. En fait, c'était surtout l'autorisation exceptionnelle d'exportation accordée à treize opérateurs à la fin du mois de janvier qui a déclenché l'hémorragie.
Face à l'importante demande des exportateurs qui devaient remplir leur quota, des milliers de paysans ont commencé à envahir les forêts et ne se sont plus contentés de ramasser les arbres abattus. Les coupes sont alors devenues incontrôlables.
Ce n'est qu'au mois d'avril que le régime de transition avait décidé de geler toutes les exportations, même celles autorisées par le précédent régime. La traque des cargaisons illicites de bois précieux a commencé au début du mois de septembre. La Task force mise en place pour s'y atteler annonce aujourd'hui la saisie, un peu partout dans le pays, d'un millier de rondins au total. A l'heure actuelle, 208 conteneurs remplis de bois de rose sont toujours en attente au port de Vohémar tandis que 91 autres sont encore bloqués à Toamasina.

L'Etat reste discret sur le devenir de ces cargaisons, mais la mise en vente aux enchères semble être le scénario le plus plausible. Les questions se posent maintenant sur ce que l'Etat compte faire d'une part, contre les exportateurs et d'autre part, de l'argent qu'ils ont acquis grâce à ce pillage du patrimoine national.

Forum Madagascar:NATHALIE RABE POUSSE RAJOELINA

NATHALIE RABE POUSSE RAJOELINA



L'appel des sirènes commence à se faire entendre. Des voix s'élèvent pour solliciter la candidature de Andry Rajoelina aux prochaines élections présidentielles. «D'un point de vue personnel, je pense qu'il devrait se présenter», a déclaré hier Nathalie Rabe, ministre de la Communication, dans un entretien accordé à la station TV5 Monde.
Au cours de son intervention, le membre du gouvernement n'a pas tari d'éloges sur le président de la Transition. «Il ne l'a pas annoncé et il ne l'a pas démenti non plus. Je pense qu'Andry Rajoelina a fait beaucoup de choses: il a insufflé cette ère de changement dans le pays et cette volonté d'aller vers des choses concrètes et assez rapidement», a-t-elle soutenu. Ces derniers jours, les vagues de sollicitation sont revenues et très vite. Hier, les membres des Forces du changement ont confirmé leur volonté de soutenir Andry Rajoelina, «jusqu'au bout» souligne Julien Reboza du PSDUM. Jusqu'ici, Andry Rajoelina entretient le flou sur ses intentions. Lors de son premier rassemblement sur la Place du 13-Mai le 17 janvier, il avait promis de se retirer juste après la transition, plus précisément «après la mise en place du socle démocratique».
Le président de la Transition avait ensuite rectifié le tir en annonçant son intention de ne pas se présenter aux élections si les trois anciens chefs de l'État renoncent eux-mêmes à la course à la magistrature suprême.

Finalement, les chefs de file des mouvances, dont il fait partie, avaient tous accepté à l'unanimité dans les accords de Maputo, de ne pas interdire au président de la Transition de se présenter, contrairement au Premier ministre.

Forum Madagascar: LES RESCAPES RECOLLENT LES MORCEAUX

LES RESCAPES RECOLLENT LES MORCEAUX



Les Forces du changement tentent de resserrer les rangs après la dissidence d'une partie de ses membres. Elles veulent dessiner les contours de la coalition. Les Forces du changement ne cachent plus l'éclatement dont elles font l'objet. Face à cette nouvelle donne, une grande partie des membres de la coalition tente de se réorganiser autour de Andry Rajoelina, président de la transition. « Actuellement, le mouvement se divise en trois. Il y a ceux qui ont créé la " Cinquième mouvance ", il y a ceux qui jouent au milieu en insistant sur le maintien du tandem Rajoelina-Monja, et enfin, il y a ceux qui, comme nous, ne connaissent que Andry Rajoelina », a déclaré Julien Reboza, secrétaire général du Parti socialiste et démocratique pour l'unité de Madagascar (PSDUM), hier à Anosy. Des leaders et représentants des partis comme le PSDUM, le Matsilo, le Leader Fanilo, le RPSD, l'AKFM Fanavaozana ou encore l'AVI, ont répondu présent aux rencontres. « Sur les 39 partis et associations au départ, nous sommes encore 29 à montrer notre volonté à soutenir la lutte menée sur la place du 13-Mai et Andry Rajoelina », a commenté Naivo Raholdina du FAFI. Par contre, les dirigeants du Monima ou encore du Farimbona ont brillé par leur absence.
Les deux séances de réunion qui se sont tenues au Palais de verre, ont officialisé la dislocation au sein des Forces du changement. Et les partisans de Andry Rajoelina n'ont pas fait dans la dentelle pour riposter à la mise en place de la « Mouvance patriotique » pro-Monja Roindefo par le Monima, ou encore celle du Farimbona de Pierre Andriantenaina, la veille. Les rencontres d'hier n'ont même pas abordé la question relative à l'existence de la dissidence au sein du mouvement. Pour gommer l'image de la période turbulente des Forces du changement, la coalition va changer de nom. Sur le fond, le bureau chargé de mener sa refonte a été mis en place hier. Jean Lahiniriko préside cette nouvelle structure. « Nous tiendrons plus tard une conférence de presse pour tout expliquer», a esquivé Jean Lahiniriko, sans convaincre. Mais une rencontre avec Andry Rajoelina sur l'orientation du mouvement n'est pas à écarter.

En tout cas, l'idée de soutenir Andry Rajoelina jusqu'à la mise en place de la IVe République est déjà dans l'air pour les forces de la coalition. Il reste à formaliser le contenu à donner au changement, thème majeur du mouvement sur la place du 13-Mai.

Forum Madagascar: INTERVIEW DE ABLASSE OUEDRAOGO




L'émissaire de l'UA dans l'équipe de médiation de la crise malgache fait le point sur l'objet de la réunion du 3 au 5 novembre à Addis Abeba.


· Quel sera l'objet de la réunion du 3 au 5 novembre à Addis Abeba ?

- Addis-Abeba n'a qu'un seul objectif : composer les structures et attribuer les responsabilités au sein du gouvernement, ainsi que les autres institutions dont la clef de répartition n'a pas encore été déterminée. Notre ambition est qu'au sortir de ces trois journées, Madagascar soit dotée de toutes les institutions qui permettront aux Malgaches de se mettre au travail. Pour que la relance au niveau des activités économiques devienne une réalité, et pour que la route empruntée pour le retour à l'ordre constitutionnel s'éclaircisse. Il reste encore douze mois, c'est encore faisable. Il est tout à fait possible que Madagascar ait un nouveau président et une nouvelle Constitution en 26 juin 2010.

· Pensez-vous que cette date soit réaliste ?

- Dans la mesure où cette proposition tombe dans l'intervalle de quinze mois sur lequel les Malgaches se sont mis d'accord, la Communauté internationale fera tout pour accompagner le processus de la façon la plus sereine.

· La question de la présidence de la Transition figurera-t-elle à l'ordre du jour ?

- Nous sommes dans une dynamique. La réunion du 6 octobre a permis de débloquer ce qui était une difficulté à Maputo II, c'est-à-dire la nomination d'un premier ministre. A partir du moment où cela a été fait, tout le scénario de Maputo II, c'est-à-dire Andry Rajoelina à la présidence de la Transition, la vice-présidence de la Transition à la mouvance Zafy, etc. est en route. Pour nous, la Communauté internationale, il n'y a pas d'équivoque, et nous avançons. Le travail à faire à Addis-Abeba, c'est simplement compléter la composition des institutions.

· Marc Ravalomanana continue de contester la présidence de la Transition à Andry Rajoelina...

- Le président Ravalomanana aura l'occasion de développer ses arguments. Mais encore une fois, ce qui nous intéresse, c'est de compléter la mise en place de la transition. Nous espérons que la réunion d'Addis-Abeba sera la dernière, et qu'après elle, les Malgaches pourront se mettre au travail dans le calme et la sérénité. La souffrance du peuple malgache est tellement grande que les hommes politiques doivent mettre de côté leurs intérêts personnels et faire primer l'intérêt du pays.

mercredi 28 octobre 2009

Forum Madagascar: LA MOUVANCE PRO ROINDEFO VOIT LE JOUR


LA MOUVANCE PRO ROINDEFO VOIT LE JOUR

Huit formations politiques se regroupent au sein d'une mouvance. Ils disent partager la même position que Monja Roindefo. Des partisans de l'ancien Premier ministre, Monja Roindefo, s'organisent au sein d'une structure plus élargie. Ils ont mis en place « une cinquième mouvance » qui, selon leurs dirigeants, consiste à défendre les acquis du mouvement populaire. Huit formations politiques dont, entre autres, le parti « Madagasikara otronin'ny Malagasy » (Monima) , le Farimbona, « Vonjy Iray Tsy Mivaky » ( VITM ) et Mavana sont signataires du manifeste de création de la nouvelle mouvance. Le président de Farimbona, Pierre Andrianantenaina, a souligné, hier, lors de la présentation de la mouvance à la Rotonde à Besarety, qu'il ne s'agit pas d'une mouvance Roindefo, à l'image des quatre autres mouvances participant aux négociations de résolution de la crise, sous l'égide des médiateurs étrangers. Une précision qui n'est pas fortuite, à la suite des bruits sur la création d'une mouvance Roindefo qui enflent ces derniers jours. « La cinquième mouvance est mise en place pour défendre essentiellement la souveraineté nationale (...) C'est une plate-forme qui est fondée pour rehausser le débat », a-t-il soutenu, en présence de ses collègues, dont le secrétaire général du Monima, Gabriel Rabearimanana ainsi que celui de Mavana, Cyrille Rasambozafy. Le membre de la Haute autorité de la transition (HAT) a déclaré qu'avec la création de la cinquième mouvance, il n'est pas question de démission des Forces du changement de ses membres. « Nous n'avons pas, jusqu'à maintenant, déclaré notre départ des Forces du changement », a-t-il ajouté. De son coté, Cyrille Rasambozafy a voulu séparer la cinquième mouvance de la personne de Monja Roindefo. « La cinquième mouvance sollicite particulièrement Monja Roindefo pour être son porte-parole partout où cela est nécessaire. Car ses déclarations indiquent qu'il défend les mêmes valeurs que la mouvance », a-t-il lancé.

L'ancien Premier ministre avait déjà déclaré, avant-hier, dans un quotidien, que si c'est nécessaire, il est prêt à diriger une mouvance qui sera présente pour défendre les acquis de la lutte populaire.
Dans le camp des pro-Ravalomanana, Ambroise Ravonison avait aussi qualifié la mouvance « légaliste », qu'il vient de créer, de cinquième mouvance.




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